Théatre

Ce texte rare de Victor Hugo, monologue, permet à Ivan Dmitrieff «poète performeur» de se jouer de toutes les situations. Certains y trouveront une complexité, d’autres une proposition ouverte…

Dans Le Promontoire du songe, Victor Hugo raconte l’un de ses « profonds souvenirs », la visite qu’il rend en 1834 à son ami Arago pour regarder la lune dans le nouveau télescope de l’Observatoire de Paris, « une lunette qui grossit quatre cents fois ». Il dit n’avoir d’abord rien vu, rien « qu’un trou dans l’obscur ». Et puis la lumière du soleil qui se lève sur la lune commence à lui permettre de distinguer des reliefs, le volcan appelé le Promontoire du songe, ce qui déclenche immédiatement une succession d’émotions et de visions qu’il nomme « secousse du réel ».
A partir de ce choc primordial, qui le bouleverse et le transforme, Victor Hugo déborde littéralement, foisonne, prolifère, se fait voyant et nous donne des pages admirables sur la nécessaire puissance du rêve, de la création artistique, de l’imagination, de l’insaisissable…
Le spectacle suit le mouvement, la démarche de Victor Hugo pour offrir le territoire le plus vaste à l’imaginaire du spectateur.